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Le Faou

Le Faou · Finistère

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Le Faou

Le Faou · Finistère

Petite Cité de Caractère au fond d'une ria de la rade de Brest : une rue entière de maisons à pans de bois, un port d'échouage et une église Renaissance au bord de l'eau.

Durée conseillée
1 h 30 à une demi-journée
Type de lieu
Petite Cité de Caractère
Ambiance
Historique et maritime, entre pans de bois et ria
Accès
Le Faou (29590), fond de la rade de Brest, à l'entrée de la presqu'île de Crozon. Le bourg est compact et se parcourt à pied. Stationnement autour du centre. Rumengol et la forêt du Cranou à quelques kilomètres, en voiture.

À qui ce lieu convient

En famille
7/10
En couple
8/10
Entre amis
6/10
Seul
8/10
Avec un chien
9/10
Mobilité réduite
7/10

Ces notes sont calculées à partir de ce que la fiche déclare : classement officiel, équipements, difficulté, durée et situation. Elles orientent, elles ne remplacent pas un appel à l’établissement, en particulier pour l’accessibilité.

À propos

Ici, c'est la marée qui décide. Le Faou est posé tout au fond d'une ria de la rade de Brest, et son port n'a jamais été accessible qu'à marée suffisamment haute. Cette contrainte a fait la ville. Les bateaux montaient avec le flot, chargeaient, et repartaient avec lui. Ce qu'ils emportaient venait souvent de la forêt du Cranou, toute proche : du bois de marine, qui descendait vers les chantiers navals de Brest. Ajoutez les foires, les marchés, la position de carrefour entre Brest, Châteaulin et Crozon, et vous obtenez une petite cité de marchands enrichie aux XVIe et XVIIe siècles. Cette fortune est encore lisible dans la rue du Général-de-Gaulle, l'ancienne Grand-Rue. Les maisons y sont serrées, étroites de façade et profondes, avec des étages qui avancent au-dessus du passant et des murs habillés d'ardoise. Elles se présentent par leur petit côté parce que chaque marchand voulait sa vitrine sur la rue. Le Faou en garde le plus grand nombre par habitant de tout le Finistère, dont vingt-trois protégées. Levez les yeux : l'essentiel se joue aux étages. Au bout de la rue, l'église Saint-Sauveur tient le bord de l'eau, avec son clocher à dôme élevé entre 1628 et 1647. À marée haute, elle se reflète dans la ria et le bourg redevient le port qu'il a été. À marée basse, la vase découverte raconte l'autre moitié de l'histoire, celle des bateaux qui devaient attendre. C'est la même ville, et ce sont deux visites différentes.

Ce qu’on y voit

  • La rue du Général-de-Gaulle et ses maisons de marchands à encorbellement des XVIe et XVIIe siècles.
  • L'église Saint-Sauveur au bord de la ria, et son clocher à dôme de 1628-1647.
  • Le port d'échouage, qui change entièrement de visage avec la marée.
  • Rumengol et son sanctuaire de Notre-Dame de Tout Remède, rattaché au Faou depuis 1971.
  • La forêt du Cranou toute proche, d'où descendait le bois des chantiers navals de Brest.

Conseils sur place

  • Regardez l'heure de la marée avant de venir : haute pour l'ambiance portuaire, basse pour comprendre le port d'échouage.
  • Levez les yeux dans la Grand-Rue : encorbellements, pignons et ardoises se jouent aux étages.
  • Faites le tour de l'église pour la voir depuis l'autre rive, c'est de là qu'elle est la plus belle.
  • L'intérieur de Saint-Sauveur a connu de longues fermetures pour travaux : vérifiez avant de venir pour lui.
  • Belle halte sur la route de Crozon ; prolongez par Rumengol puis la forêt du Cranou.

Réserver

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À lire dans le journal

Avis des voyageurs

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Photographies : Ludovic Lassagne · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons · Thesupermat · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons