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Saint-Aubin-du-Cormier

Saint-Aubin-du-Cormier · Ille-et-Vilaine

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Saint-Aubin-du-Cormier

Saint-Aubin-du-Cormier · Ille-et-Vilaine

Les ruines du château ducal et le champ de bataille du 28 juillet 1488 : ici s'est joué l'un des tournants de l'histoire bretonne, entre un étang et un bois.

Durée conseillée
2 h à une demi-journée
Type de lieu
Petite Cité de Caractère
Ambiance
Historique et verdoyante, entre ruines médiévales et étang
Accès
Saint-Aubin-du-Cormier (35140), entre Rennes, Fougères et Vitré, sur un promontoire dominant la vallée du Couesnon. Le centre et l'étang se font à pied ; le terrain des ruines est irrégulier. Le GR37 traverse le secteur.

À qui ce lieu convient

En famille
8/10
En couple
8/10
Entre amis
7/10
Seul
8/10
Avec un chien
9/10
Mobilité réduite
5/10

Ces notes sont calculées à partir de ce que la fiche déclare : classement officiel, équipements, difficulté, durée et situation. Elles orientent, elles ne remplacent pas un appel à l’établissement, en particulier pour l’accessibilité.

À propos

Le 28 juillet 1488, l'armée du duc François II de Bretagne affronte ici l'armée royale française. Les Bretons sont écrasés. La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier n'annexe pas la Bretagne du jour au lendemain, l'union institutionnelle viendra plus tard, mais elle brise le duché et rend la suite inévitable. Peu de champs de bataille bretons pèsent aussi lourd. Le château, lui, avait été bâti pour empêcher exactement cela. Vers 1223, le duc Pierre de Dreux fait élever sur ce promontoire rocheux une forteresse destinée à tenir les Marches de Bretagne : un donjon puissant, une enceinte, des tours dont le nombre varie selon les phases de construction. Trois ans après la défaite, en 1491, Charles VIII ordonne sa démolition. Une partie du donjon a résisté, et c'est ce pan de mur debout qui fait aujourd'hui le symbole de la ville. Il ne faut pas venir chercher ici un château meublé : c'est une ruine, et c'est très bien ainsi. Elle se dresse dans un cadre qui a tout gagné à la paix, avec un étang à ses pieds et le bois de Rumignon juste à côté, traversé par le GR37. L'endroit est devenu un lieu de promenade et de pique-nique, ce qui n'est pas la moindre des ironies. Le bourg complète la visite avec son église, ses halles, ses maisons de granit et un jardin d'inspiration médiévale où l'on découvre les plantes et leurs usages anciens. Un parcours artistique de plusieurs stations reprend l'histoire et les légendes locales.

Ce qu’on y voit

  • Les vestiges du donjon, seul rescapé de la démolition ordonnée par Charles VIII en 1491.
  • Le site de la bataille du 28 juillet 1488, l'un des grands tournants de l'histoire bretonne.
  • L'étang au pied des ruines, pour la promenade et le pique-nique.
  • Le bois de Rumignon, traversé par le GR37.
  • Le jardin d'inspiration médiévale et ses plantes d'usage ancien.

Conseils sur place

  • Lisez deux lignes sur la bataille de 1488 avant de venir : sans elle, la ruine n'est qu'un mur.
  • C'est une ruine, pas un château meublé : venez pour le lieu et son histoire.
  • Commencez par les vestiges, puis faites le tour de l'étang.
  • Le terrain des ruines est irrégulier ; de bonnes chaussures pour les sentiers du bois.
  • Avec des enfants, le jardin médiéval complète bien la visite.

Réserver

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À lire dans le journal

Avis des voyageurs

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Photographies : Grahamec · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons · GO69 · CC0 · Wikimedia Commons · Roptat · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons