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Sans voiture

Visiter la Bretagne sans voiture

Ce qui se fait en train, en bateau et à vélo, et ce qui ne se fait pas : les villes desservies, les liaisons, et les limites.

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C’est possible, et c’est même agréable, à condition de choisir une base bien reliée et d’accepter que certaines choses resteront hors d’atteinte. La pointe du Raz sans voiture demande un car depuis Quimper ; le cap Fréhel, un car depuis Saint-Malo en été seulement.

Le réseau breton a une forme simple : une ligne rapide Paris-Rennes-Brest au nord, une Paris-Nantes-Quimper au sud, et des lignes régionales qui descendent vers la côte. Ce qui est sur ces axes est facile ; ce qui est entre les deux ne l’est pas.

Les villes où arriver

VilleDepuis ParisCe qu’on atteint à pied ou en car
Rennes1 h 25La ville entière, le Parlement, les Lices
Nantes2 hLe château, les Machines, le passage Pommeraye
Saint-Malo2 h 30Intra-muros, la plage, Dinard en bateau-bus
Vannes2 h 30Le golfe, les bateaux vers les îles
Quimper3 h 30Le centre, la cathédrale, cars vers la côte
Brest3 h 30Océanopolis, bateaux vers Ouessant et Molène
Lorient3 hLa base sous-marine, bateaux vers Groix
Quiberon4 hLe Tire-Bouchon l’été, bateaux vers Belle-Île

Saint-Malo, Vannes et Quiberon sont les meilleures bases sans voiture : dans chacune, on descend du train et on prend un bateau, ce qui donne accès à ce qu’il y a de plus beau sans jamais conduire.

Les bateaux, qui remplacent la route

C’est la particularité bretonne : les liaisons maritimes ne sont pas des excursions mais des transports. Le bateau-bus relie Saint-Malo à Dinard en dix minutes, quand la route en fait quinze kilomètres autour de la Rance. Dans le golfe du Morbihan, les bateaux relient Vannes, Locmariaquer, l’île aux Moines et l’île d’Arz toute l’année.

Le vélo, qui change tout

Louer un vélo à la gare étend le rayon de cinq à vingt-cinq kilomètres, et c’est ce qui rend un séjour sans voiture vraiment confortable. La Bretagne a plus de deux mille kilomètres de véloroutes, dont le canal de Nantes à Brest : trois cent soixante-quatre kilomètres de chemin de halage, plats et sans une voiture, qui se parcourent en une semaine à vélo.

La Vélomaritime, qui suit le littoral nord, et la Vélodyssée, qui longe l’Atlantique au sud, complètent le réseau. Les deux sont balisées et passent par les villes desservies par le train.

Ce qui se visite sans voiture

Dans les villes desservies par le train

Ces lieux se rejoignent à pied depuis une gare, ou par un car urbain. C’est le socle d’un séjour sans voiture, et il est déjà bien fourni.

Dormir près d’une gare

C’est le point qui décide d’un séjour sans voiture : un hôtel à dix minutes à pied de la gare vaut mieux qu’un camping à six kilomètres, même moins cher. Les villes desservies concentrent l’offre.

Des hôtels dans les villes desservies

Tarifs et disponibilités changent d’une saison à l’autre : à vérifier auprès de l’établissement.

Marcher depuis une gare

Le GR 34 passe par plusieurs villes desservies par le train : on descend, on marche une demi-journée le long de la côte, et on reprend le train plus loin. C’est la façon la plus simple de randonner sans voiture, et elle évite les boucles.

Des randonnées près des villes

Ce qui reste difficile

  • Les pointes du Finistère : la pointe du Raz et la pointe Saint-Mathieu demandent un car saisonnier ou un taxi.
  • Les campings, presque tous en dehors des bourgs, à deux ou trois kilomètres d’un arrêt.
  • Les randonnées en boucle éloignées, dont le départ n’est desservi par rien.
  • Les monts d’Arrée et le centre Bretagne, où le train ne va pas et où les cars sont rares.

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